
CALE SECHE – ALAIN MOURY
Editions Robert Laffont - Collection Agent Secret N°26
Jean Loup était content de voler une voiture pour emmener sa petite amie à la villa de ses parents, située dans un endroit sauvage à 20km de Lorient, il sait ses parents et sa grand’mère absents, c’est l’occasion rêvée. La bagatelle serait pour une autre fois, car leur surprise fut de taille, les parents étaient bien absents, mais la grand’mère gisait avec six balles dans le corps.
Le commissaire Le Gonnec prit l’affaire en main et se rendit à l’enterrement de la vieille dame au village de Couëtlauff, un hameau en déperdition, entre la forêt et la lande, et ce jour là brûlé par un soleil de plomb comme on n’en voit qu’exceptionnellement en Bretagne.
Dans ce paysage de désolation, surgit d’on ne sait où, un drôle d’individu à la chevelure blond roux et au visage brique, un irlandais du nom d’Abel Cinquin. Que faisait il là ? Sa réponse, « un cimetière est un lieu public, une chapelle de même, seul est privé le cercueil et ce n’est pas moi qui suis dedans », humour macabre soit, mais qui va bien au personnage, un raisonneur à l’aise dans les situations dramatiques, qui a le charme des grands escrocs, et peut faire avaler des couleuvres comme justifier sa présence grâce à un carton officiel signé du premier ministre. Pour l’instant il collait aux basques de Le Gonnec et ce dernier se demandait bien pourquoi en haut lieu on s’intéressait à ce meurtre, çà sentait les services secrets et Cinquin, avait bien l’allure d’une barbouze nouvelle vague, sans idéologie, moitié truand moitié bourgeois. Etait il là pour lui faire faire le boulot et se tirer avec les infos ?
Les rebondissements vont aller bon train, une explosion au cimetière, une vieille sorcière sœur de la défunte est introuvable, le père de Jean Loup, fils de la grand’mère trucidée, un mareyeur du nom de Landiras disparaît, une autre explosion souffle sa villa, Cinquin fait tout pour paraître suspect, joue la fille de l’air laissant Le Gonnec et le juge Cavarno jouer au jeu des suppositions. Car tout tourne autour de cette famille bizarre les Landiras, chaque membre étant muré dans son propre univers. Pourquoi le père, prof et militant communiste acharné, avait il opté pour le métier de son beau père, le commerce du poisson ? Pourquoi Mûrier qui travaille à la mise au point du premier sous marin atomique français,
est il devenu l’ami de la famille, le logeur de Jean Loup à Lorient et son partenaire au poker ?
On va patiner tout le long du livre au côté de Le Gonnec, mais avec beaucoup de plaisir, c’est le but d’ailleurs, car le dénouement alambiqué de cette énigme sur fond d’espionnage est rapide et brutal, (dix pages d’explications succinctes), le jeu de piste étant plus dans l’imbrication des personnages, et l’espionnage dans les chausse trappes que posent Cinquin. L’écriture est vive et enjouée, comme l’intrigue, on s’y laisse prendre.
NB : Alain Moury pourrait être un des nombreux pseudos de Frédéric Dard, relire à ce sujet le bulletin n°5 des Polarophiles Tranquilles : www.polarophile.com
Editions Robert Laffont - Collection Agent Secret N°26
Jean Loup était content de voler une voiture pour emmener sa petite amie à la villa de ses parents, située dans un endroit sauvage à 20km de Lorient, il sait ses parents et sa grand’mère absents, c’est l’occasion rêvée. La bagatelle serait pour une autre fois, car leur surprise fut de taille, les parents étaient bien absents, mais la grand’mère gisait avec six balles dans le corps.
Le commissaire Le Gonnec prit l’affaire en main et se rendit à l’enterrement de la vieille dame au village de Couëtlauff, un hameau en déperdition, entre la forêt et la lande, et ce jour là brûlé par un soleil de plomb comme on n’en voit qu’exceptionnellement en Bretagne.
Dans ce paysage de désolation, surgit d’on ne sait où, un drôle d’individu à la chevelure blond roux et au visage brique, un irlandais du nom d’Abel Cinquin. Que faisait il là ? Sa réponse, « un cimetière est un lieu public, une chapelle de même, seul est privé le cercueil et ce n’est pas moi qui suis dedans », humour macabre soit, mais qui va bien au personnage, un raisonneur à l’aise dans les situations dramatiques, qui a le charme des grands escrocs, et peut faire avaler des couleuvres comme justifier sa présence grâce à un carton officiel signé du premier ministre. Pour l’instant il collait aux basques de Le Gonnec et ce dernier se demandait bien pourquoi en haut lieu on s’intéressait à ce meurtre, çà sentait les services secrets et Cinquin, avait bien l’allure d’une barbouze nouvelle vague, sans idéologie, moitié truand moitié bourgeois. Etait il là pour lui faire faire le boulot et se tirer avec les infos ?
Les rebondissements vont aller bon train, une explosion au cimetière, une vieille sorcière sœur de la défunte est introuvable, le père de Jean Loup, fils de la grand’mère trucidée, un mareyeur du nom de Landiras disparaît, une autre explosion souffle sa villa, Cinquin fait tout pour paraître suspect, joue la fille de l’air laissant Le Gonnec et le juge Cavarno jouer au jeu des suppositions. Car tout tourne autour de cette famille bizarre les Landiras, chaque membre étant muré dans son propre univers. Pourquoi le père, prof et militant communiste acharné, avait il opté pour le métier de son beau père, le commerce du poisson ? Pourquoi Mûrier qui travaille à la mise au point du premier sous marin atomique français,
est il devenu l’ami de la famille, le logeur de Jean Loup à Lorient et son partenaire au poker ?
On va patiner tout le long du livre au côté de Le Gonnec, mais avec beaucoup de plaisir, c’est le but d’ailleurs, car le dénouement alambiqué de cette énigme sur fond d’espionnage est rapide et brutal, (dix pages d’explications succinctes), le jeu de piste étant plus dans l’imbrication des personnages, et l’espionnage dans les chausse trappes que posent Cinquin. L’écriture est vive et enjouée, comme l’intrigue, on s’y laisse prendre.
NB : Alain Moury pourrait être un des nombreux pseudos de Frédéric Dard, relire à ce sujet le bulletin n°5 des Polarophiles Tranquilles : www.polarophile.com
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