
BELLE SŒUR de Patrick Besson
Editions Fayard - 08/2007 - 240 pages
Une idée originale, un homme tombe amoureux, le jour où on la lui présente, de sa future belle-sœur. Au siècle dernier, cela aurait pu donner un roman riche en sentiments exprimés ou refoulés, dans un style réaliste ou romantique. Mais on est au vingt et unième siècle, l’ère des « people », des produits « light », l’auteur n’échappe pas à son époque.
Ses personnages : Gilles journaliste évènementiel, inodore et incolore pour sa mère, son frère cadet Fabien, comédien et beau comme un dieu, un peu drogué, beaucoup alcoolo, mais le fils préféré et adulé, enfin Annabel, fiancée de Fabien, intéressée, mal aimée et en mal d’enfant. Le premier va entretenir son fantasme pour Annabel, essayer, pour une fois, de supplanter son frère qui lui a volé son droit d’aînesse grâce à la célébrité, y réussir, mais est ce pour les bonnes raisons ? Annabel est plus sournoise et calculatrice qu’il n’y parait.
« ce qu’Annabel n’aimait pas chez Fabien, c’était qu’elle l’aimait, ce qu’elle aimait chez moi, c’était qu’elle ne m’aimait pas. Mon frère lui prenait une liberté que je lui rendait, celle des sentiments »
L’intrigue : elle est alambiquée comme ses personnages, dès le début on sait le dénouement
tragique qui ponctuera cette histoire, reste le pourquoi? Le pouvoir de l’argent, de la célébrité.
Peut être pour bien nous faire sentir ce pouvoir, Patrick Besson nous livre un bottin mondain et gourmand parisien, chiffre et adresses à l’appui, inintéressant, on a même droit au contenu chiffré du caddy d’Annabel (panier de la ménagère de moins de 50ans de Neuilly), déballage d’infos qui n’apporte rien, du remplissage.
Dommage, reste un livre qui se lit vite, et qui s’oubliera vite. Aurait pu mieux faire.
Editions Fayard - 08/2007 - 240 pages
Une idée originale, un homme tombe amoureux, le jour où on la lui présente, de sa future belle-sœur. Au siècle dernier, cela aurait pu donner un roman riche en sentiments exprimés ou refoulés, dans un style réaliste ou romantique. Mais on est au vingt et unième siècle, l’ère des « people », des produits « light », l’auteur n’échappe pas à son époque.
Ses personnages : Gilles journaliste évènementiel, inodore et incolore pour sa mère, son frère cadet Fabien, comédien et beau comme un dieu, un peu drogué, beaucoup alcoolo, mais le fils préféré et adulé, enfin Annabel, fiancée de Fabien, intéressée, mal aimée et en mal d’enfant. Le premier va entretenir son fantasme pour Annabel, essayer, pour une fois, de supplanter son frère qui lui a volé son droit d’aînesse grâce à la célébrité, y réussir, mais est ce pour les bonnes raisons ? Annabel est plus sournoise et calculatrice qu’il n’y parait.
« ce qu’Annabel n’aimait pas chez Fabien, c’était qu’elle l’aimait, ce qu’elle aimait chez moi, c’était qu’elle ne m’aimait pas. Mon frère lui prenait une liberté que je lui rendait, celle des sentiments »
L’intrigue : elle est alambiquée comme ses personnages, dès le début on sait le dénouement
tragique qui ponctuera cette histoire, reste le pourquoi? Le pouvoir de l’argent, de la célébrité.
Peut être pour bien nous faire sentir ce pouvoir, Patrick Besson nous livre un bottin mondain et gourmand parisien, chiffre et adresses à l’appui, inintéressant, on a même droit au contenu chiffré du caddy d’Annabel (panier de la ménagère de moins de 50ans de Neuilly), déballage d’infos qui n’apporte rien, du remplissage.
Dommage, reste un livre qui se lit vite, et qui s’oubliera vite. Aurait pu mieux faire.
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